Votre tatouage peut-il nuire à votre emploi ?

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Un tatouage va t’il influencer votre recrutement, carrière ?

Les premières impressions sont importantes lorsqu’il s’agit d’interviews et les tatouages divisent encore l’opinion.

Cela ne surprendra personne : ces dix dernières années, le tatouage s’est largement répandu en France. Selon la dernière étude menée par l’Ifop en 2017, plus de 7 millions de Français sont aujourd’hui tatoués, soit 11% de la population. En 2010, seul 1 Français sur 10 avouait l’être. Principaux adeptes : les femmes (17%), les jeunes (27% des moins de 35 ans) et les ouvriers (25%).

Cet engouement, qui transcende les générations et les classes socioprofessionnelles, est notamment dû à l’émergence d’artistes-tatoueurs de tous courants dans un milieu à l’origine un peu intimidant, fréquenté par les bikers à gros bras. «J’ai toujours trouvé ça super esthétique, explique Sandra, professeure des écoles, mais il m’a fallu trente ans avant que je me dise que c’était aussi pour les personnes “normales”… donc pour moi !»

 Aujourd’hui, 55% des Français et 80% des 18-24 ans considèrent le tatouage comme un art à part entière. Conséquence : le phénomène touche aussi tous les secteurs et les postes du monde du travail.

Patrons, infirmiers, experts comptables, cuisiniers… peuvent arborer des pivoines géantes sur leur dos ou leurs jambes, sans même que vous le soupçonniez. Car, bien souvent, c’est invisible, 67% des tatoués privilégiant des emplacements discrets.

Pour ne pas avoir de problèmes au boulot ? A en croire les DRH et recruteurs qui témoignent sur le sujet sur les réseaux sociaux, l’ambiance tendrait pourtant à la bienveillance. Mieux : les tatoués bénéficieraient d’un a priori plutôt positif, surtout dans les domaines du marketing et de la communication. Depuis fin 2017, même les policiers ont officiellement le droit d’afficher des tatouages (selon une circulaire, ceux potentiellement visibles, comme sur les avant-bras, sont désormais tolérés). Si discrétion il y a, elle est plutôt prônée par les tatoués eux-mêmes, comme nous l’expliquent certains de nos témoins : éviter de «biaiser» la relation à l’autre, ne pas risquer de «heurter» certaines personnes, surtout les plus âgées, préserver sa vie privée… autant de motifs qui poussent à la réserve. Car, comme le rappelle Anne-Lise Robin, directrice d’un groupement d’employeurs à Angers, tatouée elle-même : «Un tatouage n’est jamais anodin et peut renvoyer une fausse image de vous.»

Depuis plus d’un an, Women Today, (ex-Sarasvatî) et sa Lettre des femmes hebdomadaire explorent toutes les facettes du féminin et du féminisme. Donnent la parole à celles et à ceux qui misent sur la réflexion, plutôt que sur la division, pour éveiller les esprits, faire avancer la parité et reculer les inégalités.

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