Violences entre féministes : ça suffit !

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Les violences, reflets des clivages au sein des courants féministes

Des heurts ont émaillé les rassemblements organisés dans plusieurs grandes villes de France (ex : le 8 mars) afin de manifester pour la Journée internationale des droits de la femme et contre les violences faites aux femmes. Des militantes féministes « radicales » disent avoir été prises à partie en raison de leurs prises de position sur la transidentité ou l’abolition de la prostitution.

Pour les militantes de l’Amazone, un collectif de féministes dites « radicales », des violences étaient encore à prévoir cette année à l’occasion de la manifestation du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, à l’instar des années précédentes. Sur Twitter, dès le début d’après-midi, en amont des manifestations prévues à Paris et dans plusieurs grandes villes de France, des militantes proposaient déjà de « s’organiser » contre les « TERF ». Acronyme de « Trans-exclusionary radical feminist », ce terme désigne une partie des militantes féministes qui estiment que l’activisme en faveur des personnes transgenres au sein des organisations féministes conduit à « invisibiliser les femmes ».

Depuis plusieurs années désormais, les questions portant sur la prostitution, la pornographie, la transidentité ou le port du voile divisent fortement le milieu militant féministe, notamment sur les réseaux sociaux, ce qui débouche régulièrement sur des menaces et des campagnes de cyberharcèlement. Ex-membre du mouvement Femen et initiatrice du mouvement des colleuses qui consistent à dénoncer les violences conjugales via l’affichage public, Marguerite Stern s’est démarquée à plusieurs reprises sur Twitter par ses prises de position critiques vis-à-vis de la transidentité. Cette année, la militante féministe avait choisi de ne pas manifester avec ses consœurs après les agressions qu’elle a subies l’année passée. Mais ce 8 mars, d’autres membres des collectifs l’Amazone et Résistance lesbienne ont été agressées physiquement en plein cortège. La cause ? Leurs positions anti-prostitution ou jugées « transphobes ».

Source : Marianne, Nora Bussigny

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