Une femme sur deux privée du droit de disposer de son corps

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
Partager sur print

Des centaines de millions de femmes et de filles ne sont pas maîtres de leur corps.

Près de la moitié des femmes sont privées du droit à disposer de leur corps, d’après un rapport de l’ONU intitulé « Mon corps m’appartient », basé sur une enquête réalisée dans 57 pays en développement.

Ces femmes peuvent être notamment victimes de viol, de stérilisation forcée, subir des tests de virginité ou des mutilations génitales féminines.

Ces femmes sont privées de leur droit à décider d’avoir ou non un rapport sexuel avec leur partenaire, d’utiliser ou non des contraceptifs ou encore de recourir ou non à des soins de santé, selon le rapport phare L’État de la population mondiale 2021 publié aujourd’hui par le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA).

Outre les graves préjudices qu’il fait subir aux femmes et aux filles concernées, le manque d’autonomie corporelle a de lourdes conséquences : il peut faire baisser la productivité économique, mettre à mal la mobilisation des compétences et engendrer des coûts supplémentaires pour les systèmes judiciaires et de santé.

Dans ce rapport édifiant, l’UNFPA mesure la capacité des femmes à prendre leurs propres décisions concernant leur corps et évalue dans quelle mesure les lois des différents pays favorisent ou entravent le droit des femmes à prendre ces décisions.

Le rapport indique que dans les pays pour lesquels l’on dispose de données :

  • Seuls 55% des femmes sont pleinement en mesure de faire des choix en matière de santé et de contraception et d’accepter ou de refuser d’avoir un rapport sexuel ;
  • Seuls 71% des pays garantissent l’accès aux soins de maternité de manière générale ;
  • Seuls 75% des pays disposent de lois assurant un accès équitable et sans restriction à la contraception ;
  • Seuls 80 % des pays environ sont dotés de lois en faveur de la santé et du bien-être sexuels ;
  • Seuls 56% des pays environ sont dotés de lois et de politiques en faveur de l’éducation complète à la sexualité.

 Indignation générale

« Le fait que près de la moitié des femmes ne peuvent toujours pas décider de façon autonome d’avoir ou non un rapport sexuel, d’avoir recours à la contraception ou de se faire soigner devrait susciter l’indignation générale, déclare Dr Natalia Kanem, Directrice exécutive de l’UNFPA. Cela signifie que des centaines de millions de femmes et de filles ne sont pas maîtres de leur corps, et que leur existence est gouvernée par d’autres personnes. »

Source : Centre Régional d’Information de Nations Unies

Vous souhaitez réagir, intervenir, contribuer, suggérer ? Nous vous écoutons :  contact@womentoday.fr

Depuis plus d’un an, Women Today, (ex-Sarasvatî) et sa Lettre des femmes hebdomadaire explorent toutes les facettes du féminin et du féminisme. Donnent la parole à celles et à ceux qui misent sur la réflexion, plutôt que sur la division, pour éveiller les esprits, faire avancer la parité et reculer les inégalités.

Chaque semaine, son lectorat (60 % de femmes et 40 % d’hommes, toutes générations confondues) s’accroit et porte son message d’engagement positif. Mais parce que Women Today a fait le choix dès le départ de fonctionner sans publicité ni sponsor, nous avons besoin de vous afin de continuer à grandir et faisons appel aujourd’hui à vos dons.

Merci infiniment par avance de vos précieuses contributions.