Sainte Hildegarde de Bingen

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Sainte, femme et diabolique tentatrice  du 12° siècle !

 Le XIIème siècle est celui d’une l’Église triomphante, une Église dite « grégorienne » qui doit son nom au pape Grégoire VII (1073 – 1086). La doctrine se fonde sur la lutte contre la dépravation des mœurs. Le corps, « abominable vêtement de l’âme », est diabolisé.

 Ce siècle est aussi héritier d’une tendance misogyne bien ancrée dans les esprits : il sera suivi par bien d’autres.

Aux hommes l’espace public, la guerre et le pouvoir. Aux femmes l’espace privé, la maison ou le couvent.

L’Église condamne fermement la « fornication » : la femme devient l’obstacle à la spiritualité, un être dangereux. On la méprise, au même titre que la culture ou tout ce qui peut sembler un divertissement pour l’esprit, et détourner le fidèle de son devoir envers Dieu.

En 1150, elle fonde sa propre maison monastique, le couvent de Rupertsberg, qu’elle agrandit en 1165 d’un ancien monastère, à Eibingen.

Très vite, Hildegarde apparaît comme l’interlocutrice privilégiée lorsqu’il s’agit d’en savoir plus sur certains maux typiquement féminins. Nombreuses sont celles qui lui adressent des lettres, pour obtenir son avis sur divers problèmes de santé ou de fertilité… Elle conseille même certains grands hommes de son temps : les papes Eugène III, Anastase IV, Alexandre III, ou encore l’Empereur Barberousse.

La Renaissance marquera une régression, un étouffement de cet esprit libéré, retournant à des critères issus de l’Antiquité : les hommes dominent et possèdent les femmes… Elles ont encore bien du chemin à parcourir. Hildegarde fut d’une modernité surprenante pour son temps ! Il est vrai que le Moyen-Âge central est finalement bien moins rigide à l’égard des femmes, et surtout beaucoup moins prude, que les XVI, XVII, XVIII et XIXème siècles !

Au moins, à l’époque d’Hildegarde, la pudibonderie se limitait plus ou moins à la sphère de l’Église…

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