Quand le féminisme se perd et se fourvoie dans des luttes intestines au détriment de son objectif premier

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De violentes polémiques secouent le mouvement féministe.

Accusations de « transphobie » ou d' »invisibilisation des femmes »: de violentes polémiques secouent le mouvement féministe, notamment sur les réseaux sociaux, et mettent en lumière tensions et fractures sur le sujet de l’identité de genre.

Dernier exemple en date: le mouvement féministe #NousToutes cesse de relayer le décompte des féminicides conjugaux réalisé depuis 2016 par les bénévoles de « Féminicides par compagnon ou ex ». « Le collectif a tenu des propos transphobes, c’est contraire à nos valeurs », accuse Marylie Breuil, porte-parole de #NousToutes, auprès de l’AFP.

Les propos mis en cause critiquaient « les aspects toxiques » de la « masculinité antérieure » de certaines femmes transgenres, et répondaient à des insultes et des attaques sur le décompte du collectif « Féminicides », défend Lisa (prénom d’emprunt), membre du groupe.

« Ce n’est pas de la transphobie, c’est une réalité scientifique que les femmes trans étaient des hommes avant », ajoute-t-elle.

Mais pour Claire Vandendriessche, co-porte-parole d’Acceptess-T, association de santé communautaire trans et féministe, de telles paroles « ravivent des traumatismes » chez les femmes trans qui ont subi « une éducation masculine forcée par la famille ». Elle souhaite toutefois, comme d’autres associations féministes, « un apaisement du climat ».

– J.K. Rowling –

Car les militantes et les associations féministes de tous bords observent un climat dégradé, voire violent, dès que le thème de l’identité de genre est abordé: insultes, diffamation, harcèlement etc.

« Le sujet est miné », relève Céline Piques, porte-parole d’Osez le féminisme, qui a soutenu le collectif « Féminicides ». Elle déplore des « raids très agressifs » envers les féministes sur les réseaux sociaux.

Le Planning familial a lui affiché son soutien à la décision de #NousToutes de ne plus utiliser le décompte de « Féminicides » et a été attaqué sur Twitter, dénonce sa coprésidente Sarah Durocher.

Les commentaires, souvent anonymes, accusent l’association de faire passer les personnes trans avant les femmes et d’invisibiliser ces dernières, jusque dans ses communications. « Le Planning est ouvert à tous et toutes, on utilise un vocabulaire plus inclusif pour que les personnes s’identifient mais ce n’est pas pour autant qu’on enlève le mot +femme+ », déclare Sarah Durocher à l’AFP.

Des figures féministes, accusées de transphobie, ont été attaquées sur les réseaux sociaux ces dernières années, en France comme ailleurs. Au Royaume-Uni, où le statut des personnes trans est l’objet de vifs débats, c’est par exemple le cas de l’autrice de la saga Harry Potter, J.K. Rowling, qui défend l’importance du sexe biologique.

Source AFP

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