Poilade chez l’esthéticienne…

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Billet d’humeur / d’humour…

Aaaah, l’épreuve de l’épilation chez l’esthéticienne… quelle aventure !

Oui, j’emploie le mot aventure, car, tout comme Indiana Jones perdu dans la broussaille à travers la jungle, le coupe-coupe à main, votre esthéticienne, (pour celles qui passent entre les mains d’une experte), va venir à bout de votre système pileux.

Mais pourquoi la nature nous a légué des poils, à nous les femmes ?

Ok, à l’époque de la préhistoire, les poils ça servait, ça tenait chaud l’hiver, et au temps des mammouths les hivers étaient rigoureux. Nos ancêtres venaient juste de découvrir le feu, mais je pense qu’ils n’étaient pas encore prêts à inventer la bande de cire.

Il faut bien le reconnaître, sur un homme, les poils c’est assez sexy…  c’est doux, soyeux, comme sur les chats, on aime passer la main dessus. Mais jusqu’à une certaine limite quand même, car une toison à la Mike Brant qui recouvre le dos façon descente de lit, c’est pas très beau, c’est même repoussant (désolée pour les hommes poilus du dos qui lisent ce billet). Bon… je n’ai jamais vu Mike Brant à poil, peut-être qu’il était imberbe sur la zone dorsale, mais dans le profond décolleté en V sous la chemise en Tergal mauve, c’était la foire aux poils, la journée porte ouverte chez St Maclou.

Ok, je m’égare, là… revenons à mon esthéticienne.

Et oui, c’est une épreuve de confier notre système pileux à des mains qu’on ne connait pas. Déjà quand on prend un rendez-vous, et que la jeune fille à la blouse rose vous demande d’une voix d’hôtesse d’accueil : “ Alors, aujourd’hui on fait les jambes, les aisselles et le maillot. “ Vous répondez poliment : “ Oui, c’est ça ! “.

Mais quand la petite sadique vous regarde en haussant la voix et pose cette question humiliante : “ Et pour le maillot ? On part sur du classique ou de l’échancré ? “

Et là, elle vous explique comme si elle avait fait quinze ans études d’anatomie.

“ L’échancré, c’est à dire qu’on ne retire que les poils qui dépassent de la culotte. On a le brésilien, ou on ne laisse qu’un triangle sur le pubis. Nous avons aussi le ticket de métro, le sexy… ou alors si vous préférez, on fait l’intégral ? “.

J’avoue, c’est très très gênant. C’est d’autant plus gênant, si juste derrière vous, votre voisine ou une maman d’école (que vous croisez chaque matin), patientent le sourire aux lèvres, en attente d’un rendez-vous mais surtout en attente… de votre choix… ouais pour que tout le quartier et que l’école de vos enfants sachent quelle forme à votre toison intime.

Honteusement, sans vous retourner en en baissant la tête, vous répondez tout doucement : “ sexy… je vais faire le sexy “. Et la sadique, qui aime ça, vous humilier, (vu que vous allez lui montrer votre foufoune), répète tout fort : “ Très bien, on part sur un sexy. On essayera l’intégral la prochaine fois si vous le désirez ! “.

Mais ta gueule petite conne… je fais ce que je veux avec mes poils.

Et l’aventure ne s’arrête pas là. Votre rendez-vous pris, vous revenez une demi- heure plus tard chez “ Body machin-chose “ pour l’épreuve souffrance.

Et c’est partit pour un festival de : Aïheuuu ! Ouillle… Putain… mais quelle garce avec sa cire chaude…

Pfffffffff ! Qu’est ce qui ne faut pas faire pour se sentir belle et douce.

Nos grands-mères aimaient le répéter : “ Il faut souffrir pour être belle ! “. Et elles avaient raisons. Car c’est un vrai supplice.

Je suis sûre que mon esthéticienne adorait, toute petite, arracher les ailes des mouches, écraser les fourmis, tirer sur la queue des chats. Il faut aimer torturer pour faire ce métier. (Oui, je sais, je vais avoir tout le lobby des esthéticiennes qui vont m’envoyer des tonnes de lettres d’insultes).

Ok, c’est un supplice, mais quel bonheur de ressortir avec une peau de bébé et des jambes qui n’ont pas l’air de chausser des “ Moon-boots“ vintage. Mais si, souvenez-vous les “Moon-boots“ avec des poils, comme des pattes de Yéti.

Ah, j’oubliais dans ma liste d’extermination du poil… l’inter-fessier !!!

Le moment le plus classe chez l’esthéticienne, quand vous vous mettez à quatre pattes tout en écartant, avec les mains, vos fesses afin que d’autres mains adroites déposent de la cire chaude pour arracher les quelques poils qui poussent autour de l’anus… quelle poilade !

Je termine ce billet sur cette image, et je vous dis : “ A la semaine prochaine ! “

Véronique Grisseaux, scénariste

Depuis plus d’un an, Women Today, (ex-Sarasvatî) et sa Lettre des femmes hebdomadaire explorent toutes les facettes du féminin et du féminisme. Donnent la parole à celles et à ceux qui misent sur la réflexion, plutôt que sur la division, pour éveiller les esprits, faire avancer la parité et reculer les inégalités.

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