Okonjo-Iweala, première femme et première Africaine à la tête de l’OMC

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Elle devient la première femme et tout bonnement la première représentante du continent africain à diriger l’organisation régissant le commerce international entre les pays.

Nigériane de 66 ans elle a travaillé pendant plus de 25 ans à la Banque mondiale, avant de prendre des responsabilités politiques au gouvernement

Ngozi Okonjo-Iweala a délaissé plusieurs fois les institutions internationales pour s’occuper de son pays natal, en tant que ministre des Finances de 2003 à 2006 sous la présidence d’Olusegun Obasanjo, puis de 2011 à 2015 sous Goodluck Jonathan – mandature qui verra le Nigeria devenir la première puissance économique d’Afrique, devant l’Afrique du Sud.

Lors de son mandat, elle séduira certains grands médias occidentaux puisque le Time la classe parmi les 100 personnes les plus influentes au monde en 2014 et Fortune parmi les 50 plus grands leaders de la planète l’année suivante.

Christine Lagarde, patronne de la Banque centrale européenne, ne tarit pas d’éloges à propos de la docteure. « C’est une femme merveilleuse avec une approche authentique des problèmes mais, attention les gars, sous ce gant de velours, il y a une main de fer et une forte volonté », cite Le Figaro. « Un leadership naturel », ajoute Robert Zoellick, ex-patron de la Banque mondiale. Pile ce qu’il manquait à l’OMC. 

L’OMC se trouve actuellement dans la tourmente, l’ancien président américain Donald Trump ayant bloqué la nomination des juges, en pleine guerre commerciale avec la Chine. La position des Etats-Unis sur l’OMC, couplée à la pandémie, a paralysé l’organisation, alors que les pressions protectionnistes se multipliaient.

Le prochain chef de l’institution devra non seulement affronter la crise économique, mais aussi la crise de confiance dans le multilatéralisme et dans le bien-fondé de la libéralisation du commerce mondial, le tout sur fond de guerre commerciale entre les deux premières puissances économiques mondiales, la Chine et les Etats-Unis.

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