Napoléon : « Nous avons tout gâté en traitant les femmes trop bien ! »

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« Elles ne doivent pas être regardées comme les égales des hommes, et ne sont, en réalité, que des machines à faire des enfants […] Il vaut mieux qu’elles travaillent de l’aiguille que de la langue ! »

La ministre Élisabeth Moreno a été interrogée pour savoir s’il fallait commémorer le bicentenaire de la mort de Napoléon. En éclatant de rire, elle a d’abord dit qu’il était «l’un des plus grands misogynes» qu’elle ait lus, pour ensuite ajouter qu’il était aussi «un grand homme de l’Histoire française».

La misogynie de Napoléon est célèbre. Elle a des conséquences juridiques, dans le Code Civil (Code Napoléon) : la femme vit désormais sous la tutelle du mari qui peut l’envoyer en prison, si elle commet un adultère. L’homme adultère sera puni d’une simple amende. Même inégalité de traitement en matière de divorce. Par ailleurs, l’instruction est réservée aux hommes, dans les lycées et à l’Université.

En résumé : aucun droit de travailler sans l’accord de son mari, aucun droit de disposer de son salaire, encore moins de droit de vote. Sous l’autorité de leurs époux, les femmes sont considérées comme des personnes mineures, les violences intrafamiliales sont permises et les épouses doivent s’adonner à leur « devoir conjugal », ce que les féministes ont requalifié en « viol conjugal ».

Il motive ainsi cette misogynie : « La femme est notre propriété, nous ne sommes pas la sienne ; car elle nous donne des enfants, et l’homme ne lui en donne pas. Elle est donc sa propriété comme l’arbre à fruit est celle du jardinier. »

Etes-vous donc Pommier, Cerisier ou Abricotier… ?

Rédaction, Women Today

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