26 November, 2020
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« C’est ma façon à moi d’être féministe, je tire sur les femmes autant que sur les hommes »

Guy Bedos, un homme engagé contre les violences faites aux femmes

Dans une interview accordée en 2004, le comédien s’était confié intimement sur son enfance difficile. En effet, sa mère, Hildeberte Verdier, était victime de violences conjugales.

Un grand nom du domaine de la culture vient de nous quitter à 85 ans. Il s’agit du comédien Guy Bedos. L’humoriste, acteur et scénariste français laisse derrière lui son épouse Joëlle Bercot, ainsi que quatre enfants. S’il a réussi à construire une vie de famille particulièrement épanouie, cela n’a pas toujours été le cas. Particulièrement engagé contre les violences faites aux femmes, le père de famille en a malheureusement été spectateur. Il s’en est expliqué en 2014, dans le cadre d’une émission présentée par Virginie Guilhaume sur France 2.

Guy Bedos, spectateur de violences faites à sa mère

Guy Bedos n’a pas toujours été le personnage souriant que l’on connait. L’humoriste a passé une enfance particulièrement difficile, spectateur des coups portés à sa mère. Il s’est ouvert sur cette période difficile dans le cadre d’une émission consacrée à la Journée de la femme, intitulée Une femme, Une artiste : « Les violences faites aux femmes… Si je suis aussi féministe aujourd’hui, autant que peut l’être un homme du Sud, c’est parce que j’ai eu à la subir, en tout cas en spectateur. Je ne pensais pas que je parlerais de ça, mais j’en parle, avait-il confié avec beaucoup d’émotion.

Mon beau-père, que je détestais, battait ma mère. » Des violences qui auraient pu faire dégénérer la vie du père de Nicolas Bedos, comme il l’a affirmé : « Et ça a failli aller très loin car j’entendais ma mère hurler sous les coups de mon beau-père. J’étais dans la cuisine et j’ai attrapé un couteau à viande. Et je l’attendais, là. J’avais 12 ans et j’ai planté le couteau dans la porte parce que j’avais envie de lui planter dans le ventre ». Il avait par la suite invité chaque victime à s’exprimer sur ces violences pour tenter de sortir de cette spirale destructrice.

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