Littérature : les femmes à tout prix

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La saison est terminée mais une fois encore, pour quelle(s) raison(s) mystérieuse(s) les prix littéraires sont-ils encore et toujours une affaire d’hommes ?
 

Parmi les grands prix littéraires, pas un seul ne récompense à égalité les femmes et les hommes. Le Goncourt a couronné 10% de femmes depuis sa création en 1904, l’Interallié 9%, le Renaudot 13%… Comment l’expliquer ? 

Les espaces de consécration seraient-ils soumis à une hégémonie masculine ? Faut il aller chercher les raisons de cette sous-représentation dans la composition des jurys ? Le faible nombre de femmes lauréates de prix littéraires est-il une exception française ?

Et pourtant. Les femmes lisent plus que les hommes. Et elles publient à peu près autant qu’eux.

Instructif : la romancière britannique Nicola Griffith a examiné 15 années de données provenant de prix littéraires prestigieux. Elle a découvert que les fictions écrites sur les femmes par les femmes ne gagnaient guère de prix. En revanche les livres écrits sur les hommes par les hommes trouvent la consécration.

Les femmes n’ont toujours pas la place qu’elles méritent. Elles luttent contre un patriarcat profondément enraciné et les tendances actuelles indiquent qu’une grande partie de l’inégalité entre les sexes repose sur des préjugés inconscients qui se produisent à tous les niveaux. 

Nous laisserons le mot de la fin à Nicola Griffith :

«Les femmes représentent plus de la moitié de notre culture. Si la moitié des adultes de notre culture n’a pas voix au chapitre, la moitié de l’expérience du monde n’est pas prise en compte, n’a pas été apprise, ni n’a été bâtie».

Depuis plus d’un an, Women Today, (ex-Sarasvatî) et sa Lettre des femmes hebdomadaire explorent toutes les facettes du féminin et du féminisme. Donnent la parole à celles et à ceux qui misent sur la réflexion, plutôt que sur la division, pour éveiller les esprits, faire avancer la parité et reculer les inégalités.

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