Les médias sont le reflet de la société mais pour l’instant, le miroir est déformant

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Médias français, où sont les femmes ?

Le 24 avril 2020, le Premier ministre, Edouard Phillipe, a confié à la députée Céline Calvez une mission sur la place des femmes dans les médias durant la période de crise sanitaire, auprès de Franck Riester, ministre de la culture et de Marlène Schiappa, secrétaire d’état auprès du Premier ministre. Ce rapport attendu pour la fin août s’appuie sur deux études de l’INA et du CSA, publiées le 23 juin qui montrent clairement que la crise sanitaire a renforcé la vision sexiste des rôles dans la société. 

Les femmes représentent 52% de la population française mais n’étaient que 41% tous rôles confondus sur les antennes et les ondes. Si elles étaient surreprésentées parmi les témoins (55%) et encore plus pour parler de la manière dont elles vivaient le confinement avec les enfants (79% de mamans), c’est au niveau des experts que le déséquilibre s’est fait le plus cruellement souffrir.  Au mois de mars, les femmes ne représentaient que 9% du total des experts invités par les médias avant de connaître une légère augmentation en atteignant péniblement les 20% en avril. Si l’on compare au chiffre de 2019 de 40% de femmes expertes, la sentence est sans appel: l’égalité femmes-hommes a été mise de côté pendant cette crise sanitaire. 

Comment expliquer cela? Quelles leçons en tirer pour l’avenir? 

Entretien avec Léa Broquerie, journaliste à France Télévisions et porte-parole de l’association Prenons la Une qui prône pour l’égalité femmes-hommes et la diversité dans les médias. 

Depuis plus d’un an, Women Today, (ex-Sarasvatî) et sa Lettre des femmes hebdomadaire explorent toutes les facettes du féminin et du féminisme. Donnent la parole à celles et à ceux qui misent sur la réflexion, plutôt que sur la division, pour éveiller les esprits, faire avancer la parité et reculer les inégalités.

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