Le Vatican « cache un art qui montre des femmes prêtres ».

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Le rôle originel des femmes dans l’Église catholique.

Les femmes ont servi dans le clergé lors des débuts du christianisme. Les preuves sont accablantes et elles ont été délibérément dissimulées par le Vatican.

C’est une femme, le Dr Ally Kateusz, qui lance ce pavé dans la mare début juillet à Rome devant des experts en théologie et des représentants de l’Église catholique. Elle est chercheur associé à « l’Institut de recherche catholique de Wijngaards » et elle expose alors les résultats de ses recherches à une conférence organisée par la « Société internationale de littérature biblique » à l’Université pontificale grégorienne de Rome.

Le docteur Kateusz, auteur de « Marie et les femmes chrétiennes primitives : un leadership caché », fonde ses conclusions sur plusieurs éléments.

Il y a cette mosaïque dans une église romaine sur laquelle Marie, la mère de Jésus, est représentée comme évêque. Elle porte en effet une croix rouge que seuls les évêques portaient. Mais « elle a été recouverte de peinture blanche sur les ordres du Vatican  » dans un souci de dissimulation. Le Dr Kateusz précise : « Le pape Théodore, au VIIème siècle, a commandé cette mosaïque comprenant le pallium (la croix et l’écharpe) de l’évêque [sur Marie]. Ses bras sont levés comme si elle exécutait l’Eucharistie. C’est une manière symbolique de dire que Marie était un chef d’église. « 

Il y a ces 3 artefacts, les plus anciens du monde, représentant tous une femme devant  un autel. On les retrouve dans les 3 églises les plus importantes de la chrétienté : l’Église Saint-Pierre de Rome, l’Église Sainte-Sophie de Constantinople et l’Église du Saint-Sépulcre à Jérusalem ».

Il y a enfin cette boîte à reliques, en ivoire, qui montre une femme prêtre devant l’autel de la basilique Saint-Pierre de Rome.

Miriam Duignan, porte-parole du « Wijngaards Institute », souligne :  » C’est la preuve que les femmes ont servi dans le clergé dans certaines des églises les plus importantes de la chrétienté « .

Autrefois, les représentations de Marie en prêtre n’étaient pas rares. Mais un décret du Saint-Office les a interdites en 1916. Les retouches et les autels massifs n’ont pas suffi à cacher l’image, mais ne vous attendez pas à en trouver sur une carte postale dans la boutique de cadeaux à proximité.  » Le fardeau de la preuve est insurmontable pour certaines personnes « , déclare Kateusz, ajoutant que les hommes représentés dans les arts sont rapidement identifiés comme membres du clergé, même sans la bonne iconographie.

L’image de Marie et des autres femmes représentées et expliquées par cette chercheuse ne suffit pas à répondre aux questions théologiques entourant le débat sur l’ordination des femmes, mais contribue à susciter une discussion.

Quant aux partisans de l’ordination des femmes, ils se demandent pourquoi les portes leur restent toujours fermées.

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