Le chef de l’Onu réclame l’inclusion des femmes dans les processus de paix

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« Leur participation aux activités de médiation et à la prise de décisions est essentielle »

Ukraine, Mali, Birmanie, Soudan… En fustigeant des conflits menés par des hommes, le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, a appelé mercredi à inclure les femmes dans les processus de paix, lors d’une réunion du Conseil de sécurité.

« Dans tous ces conflits, nous avons des hommes au pouvoir et des femmes exclues, leurs droits et libertés délibérément visés », a dénoncé le chef de l’Onu, en évoquant aussi l’Afghanistan lors de cette session organisée par la cheffe de la diplomatie de l’Albanie, Olta Xhaçka.

En Ukraine, « l’invasion russe a forcé des millions de femmes et d’enfants à fuir leur pays du jour au lendemain, les exposant à un risque élevé de trafic et d’exploitation de toutes sortes », a-t-il rappelé. « Les femmes qui ont choisi de ne pas évacuer sont en première ligne des soins de santé et du soutien social » et il sera « important que les femmes ukrainiennes participent pleinement à tous les efforts de médiation », a ajouté Antonio Guterres.

Dans les conflits dans le monde, « il est essentiel de soutenir les rescapées des violences sexuelles ainsi que les militantes et les artisanes de la paix ». « Les faits montrent de plus en plus clairement que la protection des droits des femmes, notamment leur droit à une participation égale à tous les niveaux, est essentielle pour la consolidation et le maintien de la paix », a-t-il souligné.

« La participation des femmes aux activités de médiation et à la prise de décisions est essentielle au règlement des conflits », a insisté Antonio Guterres, en estimant que « leurs analyses sont indispensables pour comprendre la dynamique des conflits et élaborer des stratégies efficaces de prévention et d’intervention ».

Dans ses exemples de droits des femmes bafoués, le chef de l’Onu a notamment dénoncé la situation en Afghanistan où « près de 20 millions de femmes et de filles sont réduites au silence et effacées » de la sphère publique. En Birmanie, « les femmes ne peuvent pas s’exprimer ouvertement et n’ont aucune voie possible vers une participation politique », a-t-il aussi déploré.

« Au Mali, les femmes s’appauvrissent et sont marginalisées à mesure que le pays subit des coups d’État militaires successifs, et les extrémistes représentent une menace encore plus grande », a aussi noté Antonio Guterres.

Source : https://www.lalibre.be/

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