10 August, 2020
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Le bon âge pour perdre sa virginité ?

1/3 des femmes et 1/4 des hommes regrettent ce premier rapport.

Avoir eu des relations sexuelles trop tôt est le plus grand regret des jeunes, selon une enquête récente.

D’après cette étude réalisée par « Zava », expert de la téléconsultation en Europe, l’âge moyen du premier rapport sexuel a baissé au fil des générations.

Chez la génération X, c’est-à-dire née entre 1966 et 1976, on a eu son premier rapport sexuel à 18,1 ans. Avec un éveil du désir vers l’âge de 16 ans. 

Chez la génération Y, née entre 1980 et 2000, l’âge moyen du premier rapport sexuel descend à 17,4 ans et l’éveil sexuel à 15 ans.

La génération Z est, elle, plus précoce. L’éveil sexuel se situe à 14,3 ans et le premier rapport à 16,2 ans. Ce qui déclenche leur désir ? Pour plus de 60 %, il s’agit d’un acteur ou d’une actrice, pour 30 % d’un(e) ami(e) des frères et sœurs, puis vient un(e) professeur, un(e) proche, une baby sitter…

Chez cette génération Z, un tiers des femmes et un quart des hommes regrettent d’avoir eu ce premier rapport trop tôt.

Deux autres enquêtes vont dans le même sens

Il s’agit de « L’Enquête nationale sur les attitudes et les styles de vie sexuels », publiée dans « BMJ Sexual & Reproductive Health ». Des chercheurs de la « London School of Hygiene » ont examiné les réponses de près de 3 000 jeunes.

Ces réponses montrent que près de 40% des jeunes femmes et 26% des jeunes hommes ne pensent pas que leur première expérience sexuelle se soit produite « au bon moment ».

Lorsqu’on leur demande plus de détails, la plupart avouent qu’ils auraient préféré attendre pour perdre leur virginité. Peu répondent qu’ils auraient souhaité le faire plus tôt.

L’enquête montre que 50% des jeunes femmes et 40% des jeunes hommes ne se sentaient pas prêts mais qu’ils ont agi sous la pression. Pression sociétale, pression du partenaire, volonté de faire « comme les autres », d’impressionner ses amis…

Le Pr Kaye Wellings, à l’origine d’une autre enquête menée par Natsal, « National Survey of Sexual Attitudes and Lifestyles », déclare que l’âge du consentement n’est pas un indicateur du fait qu’un jeune soit prêt à devenir sexuellement actif. « Chaque personne est différente – certains jeunes peuvent être prêts à 15 ans, d’autres peuvent ne pas l’être à 18 ans. »

La chercheuse Melissa Palmer, co-chercheuse, ajoute : « Nos résultats semblent soutenir l’idée selon laquelle les jeunes femmes sont plus susceptibles que les jeunes hommes de subir la pression de leur partenaire pour avoir des relations sexuelles. »

Un résultat positif cependant : près de neuf jeunes sur 10 affirment avoir utilisé une méthode de contraception fiable lors de leur premier rapport sexuel.

Laissons Melissa Palmer conclure : « des efforts supplémentaires sont nécessaires pour garantir la protection du bien-être des jeunes lorsqu’ils deviennent sexuellement actifs. Les écoles ont un rôle important à jouer. »

Était-ce le bon moment pour vous ?

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