« La vraie République : les hommes, leurs droits et rien de plus ; les femmes, leurs droits et rien de moins. »

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Susan B. Anthony, féministe américaine (1820-1906)

Susan Brownell Anthony (1820 – 1906) est une militante américaine des droits civiques, très investie dans la lutte pour le droit de votes des femmes.

En 1839, la famille de Susan s’installe dans l’état de New-York et la jeune fille quitte le domicile familial pour aller enseigner et soutenir financièrement ses parents.

En 1846, elle devient directrice du département scolaire féminin à la Canajoharie Academy où elle mène ses premiers combats féministes pour un égalité salariale entre femmes et hommes.

En 1849, Susan B. Anthony quitte l’enseignement et commence à assister à des réunions de la ligue de tempérance, opposée à la consommation d’alcool. La même année, elle devient secrétaire des Daughters of temperance. Inspirée par la militante féministes Lucy Stone, Susan décide de consacrer sa vie à la lutte pour les droits des femmes. Avec son amie Élisabeth Cady Stanton, elle commence à sillonner le pays et à donner des conférences en faveur de l’égalité des sexes. En 1856, elle rejoint l’American anti-slavery society et tente d’unir ses combats.

Le 1er janvier 1868, Susan créé un hebdomadaire appelé The Revolution, qu’elle consacré à la promotion des droits des femmes et des Afro-américains, notamment le droit de vote. Elle s’attache aussi à l’égalité des salaires, au divorce, au droit des femmes à refuser une relation sexuelle avec leur mari. En 1869, elle fonde, avec Elisabeth Stanton, la National Woman Suffrage Association (NWSA), association qui a pour objectif le droit de vote des femmes. Elle est en d’abord la vice-présidente puis, en 1892, la présidente.

Arrêtée pour avoir voté

Le 18 novembre 1872, Susan B. Anthony est arrêtée pour avoir voté treize jours plus tôt, lors de l’élection présidentielle américaine. Arrêtée et jugée, elle présente une série d’arguments juridiques à la cour mais est condamnée à une amende de cent dollars. Elle annonce alors au juge qu’elle ne paiera pas un centime de cette « pénalité injuste » (« May it please your honour, I will never pay a dollar of your unjust penalty ») ; elle ne la paiera effectivement jamais et l’amende ne lui sera pas réclamée.

Par la suite, Susan parcourt les Etats-Unis et l’Europe pour donner conférence sur conférence. Elle tente également, avec plus ou moins de succès, d’unifier les diverses associations de lutte pour le droit de vote des femmes et publie une Histoire du suffrage féminin. Elle prend sa retraite en 1900, à l’âge de 80 ans. Le 13 mars 1906, 14 ans avant l’adoption du XIXe amendement de la Constitution des États-Unis accordant le droit de vote aux femmes, Susan B. Anthony décède d’une maladie cardiaque et d’une pneumonie. Elle est inscrite au National Women’s Hall of Fame.

Depuis plus d’un an, Women Today, (ex-Sarasvatî) et sa Lettre des femmes hebdomadaire explorent toutes les facettes du féminin et du féminisme. Donnent la parole à celles et à ceux qui misent sur la réflexion, plutôt que sur la division, pour éveiller les esprits, faire avancer la parité et reculer les inégalités.

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