La violence faite aux femmes n’a pas de frontières, son élimination a une langue universelle : le Droit

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Au moment où vous lisez ces lignes, plusieurs femmes meurent dans le monde sous les coups d’un homme. En France, une femme de 42 ans vient de succomber aux coups portés par son conjoint. Elle avait déposé cinq mains courantes et deux plaintes auprès du commissariat pour violences et menaces de mort.

Elles meurent sous les coups d’un homme parce que la loi ne les protège pas, ou insuffisamment. Au Maroc, une seconde âgée de 34 ans, vient de mourir, après qu’un juge ait ordonné le retour au domicile familial de son mari qui l’avait violée.


Elles meurent sous les coups d’un homme parce que la loi qui les protège quand elle existe, est inappliquée, ou appliquée sans conviction, sans volonté, sans engagement de la part de ceux qui sont censés la faire respecter. Au Mexique, une troisième, à l’aube de sa 20ème année, vient de se faire assassiner à l’instant sur un campus, par son petit ami auquel elle avait annoncé qu’elle le quittait.

Elles meurent sous les coups d’un homme parce que le viol est une arme de guerre. En RDC, une quatrième, une jeune fille de 15 ans, vient de succomber à une centaine de viols répétés.

Elles meurent sous les coups d’un homme parce qu’elles sont femmes.

« Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde » écrivait Albert Camus.

Des maux, un crime, un mot : Féminicide.

Est-ce que naître femme constitue un acte de décès ?

Est-ce que la vie d’une femme constitue la chronique d’une mort violente annoncée ?

Est-ce que la violence sexiste est dans l’ADN de nos sociétés ?

Est-ce que les violences contre les femmes sont une fatalité ?

Non ! C’est la réponse de L4W, Lawyers For Women, une association de juristes pour la lutte contre toutes les formes de violence faites aux femmes dans le monde.

L4W vient d’être créée sous l’impulsion d’un collectif d’avocates et d’avocats au Barreau de Paris (Kadija AZOUGACH, Emmanuel DAOUD, Michelle DAYAN, Valérie DUEZ-RUFF, Carole PASCAREL, Benjamin PITCHO).

L4W est née d’une part de la nécessité du renforcement de la coopération juridique et judiciaire à l’international sur le sujet de la violence faite aux femmes, et d’autre part, de celle de l’amélioration des dispositifs existants en France et de leur mise en œuvre.

L4W est ouverte à tous les juristes français et étrangers (avocats, magistrats, professeurs de droit, étudiants en droit etc.) ainsi qu’aux ONG et organismes gouvernementaux déterminés à agir pour une lutte efficace contre les violences faites aux femmes à l’aide des outils juridiques actuels et futurs.

L4W intervient par des actions de sensibilisation, de soutien, de formation auprès des professionnels ainsi qu’auprès du public.

Les femmes sont des sujets de droit.

Les femmes victimes de violences doivent devenir des sujets du droit.

Michelle Dayan, avocate au Barreau de Paris, Présidente de L4W.

Tweeter : @L4Women

Face Book : Lawyers for Women

Depuis plus d’un an, Women Today, (ex-Sarasvatî) et sa Lettre des femmes hebdomadaire explorent toutes les facettes du féminin et du féminisme. Donnent la parole à celles et à ceux qui misent sur la réflexion, plutôt que sur la division, pour éveiller les esprits, faire avancer la parité et reculer les inégalités.

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