LA MATERNITE EST CLAIREMENT IDENTIFIEE COMME UN FREIN AUX CARRIERES DES FEMMES !

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La durée du congé paternité en France va doubler

Instauré en janvier 2002, le congé paternité est une piste de réponse à plusieurs enjeux de société : l’implication des pères dans l’éducation des enfants, le rééquilibrage des tâches familiales, mais aussi l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes, la maternité étant clairement identifiée comme un frein aux carrières de ces dernières.

L’annonce de cette réforme intervient après la remise d’un rapport d’une commission d’experts dirigée par Boris Cyrulnik. Elle est cependant moins ambitieuse que les recommandations de la commission en la matière, qui proposait d’allonger le congé paternité à neuf semaines, fractionnables, au nom des « effets positifs sur le développement de l’enfant ». Une proposition de loi portée par le député Guillaume Chiche (ex-LRM, Deux-Sèvres) et son groupe parlementaire, Ecologie démocratie solidarité, préconise par ailleurs de le faire passer à douze semaines, dont huit obligatoires.

« L’obligation, c’est à la fois un enjeu de protection, mais aussi de justice sociale pour que le congé paternité soit bien accessible à tous, indépendamment de la nature du contrat de travail du deuxième parent »

« Certes, cela va dans le bon sens d’avoir un congé plus long pour le second parent, qui permette à la fois plus de sérénité à l’arrivée d’un enfant et probablement un partage des tâches plus égalitaire entre les hommes et les femmes », observe l’économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) Hélène Périvier. « Mais la France gagnerait à engager une réflexion plus globale et ambitieuse sur la refonte de sa politique familiale », estime-t-elle. Un chantier bien plus vaste, qui consisterait à « réarticuler le service d’accueil de la petite enfance avec un congé parental repensé ».

A l’heure actuelle, la France est à cet égard plutôt en queue de peloton, avec un congé parental long (deux ans), mal indemnisé – l’équivalent du tiers d’un smic – et de fait délaissé par les pères (98 % des parents qui le prennent à taux plein sont les femmes). La commission des « 1 000 premiers jours » propose donc de le réduire à neuf mois partageables entre les parents, et rémunéré à 75 % du salaire.

Une réforme « qui demande à s’inscrire dans un temps un peu plus long », répond l’Élysée, en la remettant à plus tard.

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