Jeanne Chauvin, pionnière des femmes avocates

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A travers sa profession, elle milite pour l’égalité juridique entre hommes et femmes.

Fille de notaire puis orpheline à 16 ans, elle mène de brillantes études en sciences, en philosophie et en droit en 1890.

Devenue la 1ère femme en France à réussir le doctorat de droit (unanimité du jury), la thèse qu’elle soutient porte sur l’Étude historique des professions accessibles aux femmes. Elle y affirme notamment que la Bible et la religion catholique ont accentué les inégalités juridiques entres hommes et femmes.

Enseignante dans des lycées parisiens pour jeunes filles, elle les encourage aux carrières juridiques.

En 1897, alors que Jeanne demande à la Cour d’Appel de Paris de prêter serment en tant qu’avocate, elle essuie un refus car le métier d’avocat est réservé aux hommes. Il faut attendre la loi du 1er décembre  1900 qui est l’aboutissement de multiples pressions féministes, pour voir les femmes autorisées à accéder au barreau et à plaider. Les actions de Jeanne, aidée par son frère Emile qui est avocat lui aussi, contribuent à l’adoption de cette loi.

Après Olga Petit, Jeanne Chauvin est la deuxième femme à prêter serment le 19 décembre 1900, mais la première avocate de France à plaider.

A travers sa profession, elle milite pour l’égalité juridique entre hommes et femmes.

Lors de la soutenance de son doctorat devant le jury, les idées féministes de Jeanne sont contestées et déclenchent un chahut d’étudiants chantant La Marseillaise.

Jeanne Chauvin va enfin pouvoir exercer la profession qu’elle a choisie. Une loi autorise en effet désormais les femmes à devenir avocates. Elle est la première femme française à avoir obtenu une thèse de droit et ce, malgré l’hostilité dont ont fait preuve à son égard les autres étudiants. Sa soutenance a déclenché un tel scandale à la faculté qu’elle a dû se terminer à huis clos. Ses études achevées, elle s’était vue refuser par la profession le droit de s’inscrire au barreau. Une femme, parce qu’elle ne vote pas ne pouvait avoir le sens des responsabilités. La loi lui donne enfin raison : elle reconnaît Jeanne Chauvin aussi apte qu’un homme à défendre la vérité.

Pionnière combative, elle est nommée Chevalier de la Légion d’honneur le 19 janvier 1926 par le Président Raymond Poincaré, lui-même avocat.

Jeanne Chauvin est taillée pour aimer le droit et tout ce qui est réglementé avec précision afin de résoudre des situations complexes et conflictuelles avec un esprit chevaleresque soucieux d’établir l’équité.

Avant-gardiste elle aime agir dans l’intérêt de l’indépendance des femmes.

Pragmatique, son esprit vif lui donne de résoudre aisément et par un verbe combatif les situations litigieuses.

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