Fédération française de cyclisme : hommes en business, femmes en classe éco

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la Fédération française de cyclisme accusée de sexisme.

La Fédération française de cyclisme est sous le feu des critiques ce samedi pour avoir décidé de faire voyager les hommes en classe business et les femmes en classe éco pour rejoindre les Mondiaux en Australie.

Sur les réseaux sociaux, nombre d’internautes dénoncent « une honte« , « un scandale ». Pour aller aux championnats du monde en Australie, la Fédération française de cyclisme a choisi de faire voyager les hommes en classe business et les femmes en classe éco, révèle Ouest-France. Ainsi, les neuf coureurs de l’équipe de France masculine voyagent dans des conditions plus confortables que les sept coureuses, mais aussi le reste de la délégation comprenant les espoirs et les juniors, filles et garçons, ainsi que tout le staff. « Pendant que vous y êtes, mettez les filles en soute avec les vélos« , réagissent certains internautes.

La Fédération assume

La Fédération française de cyclisme (FFC) assume cette différence de traitement et l’explique par le budget très important du déplacement. « Ça coûte très très cher. Certains pays comme l’Irlande ont décidé de ne pas participer aux Championnats du monde. Nous on s’est posé la question de savoir si on emmenait toutes les catégories, notamment les juniors. On le fait. Mais on n’a pas les moyens de mettre tout le monde en business », déclare à l’AFP le directeur technique national Christophe Manin, qui a renoncé au voyage par souci d’économie.

Il a donc fallu choisir et pour cela, la FFC dit s’être basée sur un critère principal : la capacité à se mêler à la lutte pour le titre et les médailles. « Pour les hommes, ça fait deux ans qu’on est champions du monde. On y va vraiment pour gagner, alors qu’on est plus en position d’outsiders chez les filles », insiste le DTN. Avant d’assurer : « On aurait les Championnats du monde de VTT en Australie avec le même choix économique à faire, on mettrait les deux filles en business et les garçons en éco », puisque Pauline Ferrand-Prévot et Loana Lecomte ont de meilleurs résultats que les hommes dans cette discipline.

« Pas d’énergie à perdre »

« Je me concentre sur le sportif et je n’ai pas d’énergie à perdre à partir du moment que les coureurs et coureures de l’équipe de France sont fiers de porter les couleurs du maillot », souligne pour sa part le sélectionneur Thomas Voeckler, qui a lui-même voyagé en éco pour arriver jusqu’en Australie.

Les autres fédérations sont dans le même cas mais ont pris d’autres décisions. Le Canada a par exemple demandé à ses coureurs de payer leur voyage, plusieurs ont refusé. D’autres cyclistes ont annoncé ne pas participer en raison de la distance. Après une longue saison, l’ancien champion du monde danois Mads Pedersen, par exemple, ne se voyait pas repartir à 15 000 kilomètres de sa famille.

Source : Radio France

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