Et si les femmes étaient devenues le nouveau le moteur de la psychanalyse ?

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Si les femmes psychanalystes étaient rares avant la fin de la Première Guerre mondiale, elles sont devenues progressivement plus nombreuses, avec cependant des approches bien spécifiques, voire des domaines réservés comme celui de la psychanalyse d’enfants, peut-être pour ne pas se mettre en opposition trop directe avec les hommes, parfois réputés plus solides théoriciens.

Et dans l’histoire de la psychanalyse, les femmes n’ont pas toutes été que des patientes, ni toutes des « hystériques », bien au contraire.

Sans les femmes, il n’y aurait pas de psychanalyse. Bertha Pappenheim (connue dans l’histoire de la psychanalyse sous le pseudonyme d’« Anna O. »), Anna Freud (Psychanalyste et fille de Sigmund Freud), Melanie Klein ( psychanalyste austro-britannique), Sabina Spielrein ( psychiatre et psychanalyste russe), Lou Andreas-Salomé (psychanalyste et  femme de lettres allemande)…

Certains noms sont connus, d’autres moins; tous méritent qu’on s’y arrête, justement parce que ce ne sont pas ceux qui surgissent en premier lorsqu’on évoque l’histoire de la psychanalyse. La discipline est même, en apparence, particulièrement intransigeante avec les femmes car elle est peuplée de mères destructrices et d’hystériques.

A rebours de cette image réductrice, il est nécessaire de noter la place centrale – nécessaire – que les femmes ont prise dans la construction de la discipline. Non seulement comme patientes, mais surtout comme analystes, inspiratrices, théoriciennes ou mécènes. Toutes, en tout cas, ont en commun le refus de se conformer aux assignations et aux normes liées à leur sexe et à leur genre.

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