En France, un enfant est tué par l’un de ses parents tous les cinq jours

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« Plus de la moitié des enfants concernés avaient subi avant leur mort des violences graves et répétées. »

Infanticide.

Le chiffre officiel et glaçant de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) : en France, 363 meurtres d’enfants ont été commis en milieu intrafamilial entre 2012 et 2016, «soit un enfant tué tous les cinq jours par l’un de ses parents» peut-on lire dans le rapport d’enquête diligentée en partenariat avec l’Inspection générale de la justice (IGJ) et celle de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche (IGAENR). Plus de la moitié des enfants avaient moins d’un an, un tiers étaient en âge d’être scolarisés.

Ce nombre d’infanticides serait «constant ces dernières années» et représenterait «un peu moins de 10%» du nombre total d’homicides constatés par an sur le territoire national. Mais l’IGAS n’exclut pas un nombre de décès «vraisemblablement plus important» puisque cette enquête ne tient pas compte du «chiffre noir» que constituent les meurtres non révélés de nouveau-nés tués à la naissance et les meurtres d’enfants non repérés, principalement ceux victimes du syndrome du bébé secoué (SBS). Les pères seraient les principaux responsables des morts par SBS. Les cas de néonaticides – les meurtres commis à la naissance – concernent souvent des mères au «parcours chaotique» qui ont vécu des grossesses «non suivies ni déclarées».

Photo © Valérie Broquisse

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