Elle refuse de jouer en bikini

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
Partager sur print

L’équipe norvégienne de handball de plage écope d’une amende.

La Fédération européenne de handball a infligé une amende de 1 500 euros à l’équipe norvégienne pour avoir préféré le short à la culotte. C’est interdit par les instances internationales

C’est l’indignation après l’amende infligée par les instances sportives européennes aux beach-handballeuses qui ont bravé la réglementation en renonçant à jouer en bikini. La commission de discipline de la Fédération européenne de handball (EHF) a infligé lundi une amende de 1 500 euros à l’équipe norvégienne, soit 150 euros par joueuse, pour avoir enfreint les règles internationales.

« Une vision macho »

Motif ? Les Scandinaves avaient revêtu un short plutôt que le bikini réglementaire lors de leur rencontre contre l’Espagne pour la médaille de bronze au championnat d’Europe de handball de plage dimanche en Bulgarie. « Une vision aussi macho de la femme appartient à une autre époque », s’est indigné un journal régional norvégien dans son édito. « En 2021, ça ne devrait même pas être un sujet », renchérissait le président de la Fédération norvégienne de volleyball, Eirik Sørdahl, auprès de l’agence nationale NTB.

Si le port du bikini n’est plus obligatoire pour les beach-volleyeuses depuis 2012, le règlement de la Fédération internationale de handball stipule que « les joueuses doivent porter des bas de bikini […] ajustés et échancrés ». « Les côtés doivent être larges d’au maximum 10 cm », y est-il précisé.

« Des changements d’attitude sont nécessaires »

Dès lundi, le ministre norvégien de la Culture, Abid Raja, en charge des questions sportives, s’était insurgé contre l’amende. « C’est complètement ridicule », avait-il tweeté. « Punaise, que de changements d’attitudes sont nécessaires dans l’univers international macho et conservateur du sport. »

En amont du Championnat d’Europe, la Norvège avait contacté la Fédération européenne pour demander la permission de jouer en short, mais elle s’était vue répondre que les entorses à la réglementation étaient passibles d’amende. Après s’être conformées au règlement pendant presque tout le championnat, les Norvégiennes avaient décidé de disputer leur dernier match en short.

Un évènement révélateur de la manière dont il est toujours difficile pour les sportives, en 2021, d’être libre de la manière dont elles se vêtissent : trop couvertes ou pas assez, il semblerait que le seul critère qui compte ne soit pas la praticité, mais plutôt celui du regard du spectateur… masculin.

Vous souhaitez réagir, intervenir, contribuer, suggérer ? Nous vous écoutons :  contact@womentoday.fr

Depuis plus d’un an, Women Today, (ex-Sarasvatî) et sa Lettre des femmes hebdomadaire explorent toutes les facettes du féminin et du féminisme. Donnent la parole à celles et à ceux qui misent sur la réflexion, plutôt que sur la division, pour éveiller les esprits, faire avancer la parité et reculer les inégalités.

Chaque semaine, son lectorat (60 % de femmes et 40 % d’hommes, toutes générations confondues) s’accroit et porte son message d’engagement positif. Mais parce que Women Today a fait le choix dès le départ de fonctionner sans publicité ni sponsor, nous avons besoin de vous afin de continuer à grandir et faisons appel aujourd’hui à vos dons.

Merci infiniment par avance de vos précieuses contributions.