« L’éducation est aujourd’hui notre meilleure arme »

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Mariam Abou al-S. Camp de Rashidieh, Liban

Le camp de réfugiés de Rashidieh est situé sur la côte, à cinq kilomètres au sud de la ville de Tyr. Rashidieh a été fortement touché pendant la guerre civile libanaise, en particulier entre 1982 et 1987. Plus de 600 abris ont été totalement ou partiellement détruits et plus de 5 000 réfugiés palestiniens ont été déplacés. Les abris restants ont besoin d’une sérieuse réhabilitation.

A 14 ans, Mariam a été forcée de se marier avec un homme de 45 ans, elle a eu son premier enfant un an plus tard et elle est rapidement tombée dans une spirale de violence et d’abus.

Emmenée en Allemagne, sévèrement battue par son mari, et interdite de tout lien avec le monde extérieur pendant des années, elle a réussi à s’échapper après avoir eu son troisième enfant, avec l’aide de ses frères qui l’ont ramenée au Liban.

Elle a finalement réussi à divorcer, et a surmonté le traumatisme en commençant des études politiques et en s’engageant fortement dans l’activisme pour les droits des femmes et l’éducation.

Elle fait maintenant partie de l’Union Générale des Femmes Palestiniennes de l’OLP (Organisation de Libération de la Palestine), et enseigne à la jeune génération de femmes à se dresser contre les violences basées sur le genre, les mariages forcés, etc.

L’UGFP, crée en 1965 comme l’un des principaux éléments constitutifs de l’Organisation de libération de la Palestine, cette ONG palestinienne agit comme organisme de coordination des ONG de femmes palestiniennes dans les territoires palestiniens occupés. 

Elle vise à organiser et renforcer la participation des femmes palestiniennes et leur autonomisation aux niveaux politique, social et économique. Pour cela, elle collabore avec les différents partis politiques présents dans les Territoires palestiniens occupés.

Mariam organise, avec d’autres femmes du camp, des sessions de sensibilisation, des formations, et diverses activités pour renforcer le pouvoir des femmes et leur faire prendre conscience de leurs droits et de leur rôle important, et se bat pour leur donner une plus grande place dans la politique.

Elle croit que la résistance palestinienne d’aujourd’hui est inséparable de l’éducation, et que même si la transmission des traditions est importante, être conscient que toutes ne sont pas positives est aussi une nécessité pour les générations futures.

« L’éducation est aujourd’hui notre meilleure arme ».

Mariam Abou al-S. Camp de Rashidieh, Liban.

© Photo Chloé Sharrock / https://www.sharrockchloe.com

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