26 November, 2020
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Des jeux de sociétés féministes pour l’été

Revenus en grâce depuis quelques années et plébiscités pendant le confinement, ils peuvent continuer à nous accompagner pendant les vacances. Mais sur lesquels miser pour sensibiliser petits et grands à l’inclusivité, à l ‘égalité des genres et célébrer les grands figures féminines qui ont marqué l’histoire de l’humanité ? Tour d’horizon.

Pour s’offrir une séquence nostalgie : Who’s She ?

Ca vous rappelle quelque chose ? Normal, Who’s She ?, fabriqué par la société Kickstarter après une opération de crowdfunding est une déclinaison du légendaire Qui est-ce ? crée en 1979 qui a bercé notre enfance, à ceci près que les visages qui apparaissent sur les fameux clapets sont exclusivement des célébrités féminines. Mais en quarante ans, les mentalités ont évolué et il n’est plus question de se focaliser sur le physique de ces dernières ! Exit les interrogations sur les cheveux, les lunettes ou l’âge de l’intéressée, tout ce qui est anatomique est banni. Vous pouvez en revanche demander tout ce que vous souhaitez sur sa carrière, sa vie ou ses engagements, mais en gardant à l’esprit le fait que votre adversaire ne peut vous répondre que par « oui » ou « non ». Les cartes biographiques que vous piocherez à chaque partie pour faire deviner « votre » people résument son parcours et ses principales réalisations. Amusant et intelligent, Who’s she, ?, tout en bois et peint à l’aquarelle, est aussi un très bel objet.

Où le trouver ? : sur https://playeress.com ( disponibles en six langues), 75 euros ( 15 euros en version cartonnée)

Pour lutter contre l’invisibilisation : Bad Bitches Only

Lui aussi démontre que c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures nouveautés ! Reprenant la mécanique du Time’s up ! et ses trois manches où il s’agit de décrire, dessiner et mimer un maximum personnalités ou de personnages de fiction en un minimum de temps, Bad Bitches Only se démarque en revanche de son aîné en ce qui concerne le contenu. Car ceux et celles dont il faut le trouver le nom sont exclusivement des femmes, des individus trans ou non-binaires dans les domaines de l’art, de la science, du sport ou de la politique. Certain(e)s sont très connu(e)s du grand public, d’autres n’ont pas eu droit à la « lumière » qu’ils ou elles auraient méritée. « Tout le monde se souvient du nom du premier homme à marcher sur la Lune mais moins de la première femme à être allée dans l’espace. C’est un fait, dans nos livres d’histoire, à la télévision, dans les musées, dans nos esprits, les hommes cisgenres occupent la majorité de l’espace. On a donc voulu inverser la tendance » explique Inès Slim, la créatrice de Gender Games, sur la page Ulule qui a servi au financement participatif de Bad Bitches Only.

Où le trouver ? : www.playgendergames.com/, 19 euros

Pour les passionné (e) s de stratégie : Héroïnes 

Imaginé par la journaliste Anne Dhoquois et sa complice Gaëlle Bidan auquel on devait déjà Unda, centré sur les cultures urbaines et sorti en 2017, le très esthétique Héroïnes est quant à lui une sorte de jeu des 7 familles sophistiqué qui peut inclure trois à six participants et qui se dispute avec un sablier, des crayons et des feuilles de papiers. Différents défis ponctuent son déroulement et des « pouvoirs » figurant sur les cartes complexifient la donne, en permettant de rejouer, regarder le jeu de l’un de ses rivaux, de lui prendre une carte ou de répondre à sa place. L’objectif est de constituer le plus de tribus complètes possibles, sachant qu’il en y a évidemment… sept au total, les Guerrières, les Révoltées, les Icônes, les Effacées, les Puissantes, les Féministes et les Pionnières.

Où le trouver ? : https://unda-game.com/, 28 euros

Pour éveiller les plus jeunes : Mistigri Girl Power Barbie :

Certains reprochent à Barbie d’être l’incarnation de la femme-objet, avec son univers girlie , ses activités futiles et sesmensurations dignes d’une star du X. Des affirmations qu’a toujours réfutées Ruth Handler, la patronne de Mattel, qui a expliqué qu’elle a justement inventé cette poupée pour montrer aux petites filles, notamment à la sienne, qu’il y avait d’autres horizons dans la vie pour elles que la maternité et l’univers domestique. L’entreprise américaine gagne en tous cas des points auprès des féministes avec cette version du Mistigri, conçue avec la société française Topla. Pour gagner, les kids doivent retrouver le métier qu’exerce Barbie, parmi les vingt professions ( paléontologue, infirmière, aventurière, créatrice de jeu vidéo, présidente etc…) qu’on dénombre dans ce jeu et se débarrasser évidemment du vilain Mistigri.

Où le trouver : https://playtopla.com, 12,90 euros

Pour parler de sexualité avec les ados : le pack complet 5 jeux Sexploration

Le thème de la sexualité est un territoire sur lequel beaucoup de parents n’osent pas s’aventurer. Il est pourtant indispensable d’entretenir le dialogue, notamment pour évoquer la protection contre les maladies sexuellement transmissibles et le respect qu’il faut avoir en toutes circonstances pour son ou sa partenaire. Également proposé par Topla, Sexploration propose un ensemble de jeux qui traitent le sujet sous toutes ses facettes : la règle de C’est pas tabou, qui est utilisé par certains enseignants de SVT, est de faire deviner des mots sans utiliser certains termes « interdits ». La finalité est d’amener les juniors à mieux comprendre certaines notions et à maitriser leur vocabulaire. Dans Le jeu des privilèges, on incarne un personnage et on doit s’adapter, dans ses réponses, au profil de celui-ci. Idéal pour casser les stéréotypes. ! Le Jeu de rôle du consentement  fait réfléchir sur les contours qu’il doit avoir. Le Mémo contraceptif et Le Vrai ou Faux des IST abordent tout ce qu’on doit connaitre dans ces domaines respectifs.  

Où le trouver ? https://playtopla.com, 65 euros

Bénédicte Flye Sainte Marie

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