40 % des Français pensent «qu’une attitude provocante de la victime en public atténue la responsabilité du violeur»

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Ces affiches féministes rappellent la définition du « consentement »

Une campagne de sensibilisation est déployée depuis quelques jours en région parisienne pour rappeler la notion de «consentement» à ceux qui penseraient (encore) qu’une tenue vestimentaire jugée «sexy» serait à considérer comme un appel du pied.

«Ceci n’est pas un consentement», peut-on lire sur ces affiches où l’on voit des femmes vêtues de mini-jupes, de décolletés ou tout simplement maquillées. Réalisée par l’association féministe Hands Away et notamment déployée sur les panneaux publicitaires, cette campagne de sensibilisation tient en effet à souligner «qu’une femme a le droit de s’habiller comme elle le souhaite».

Pour rappel, selon une étude récente d’Ipsos, 40 % des Français pensent «qu’une attitude provocante de la victime en public atténue la responsabilité du violeur» et 30 % pensent «qu’une tenue sexy excuse en partie le violeur».

«La tenue d’une femme ne doit jamais être considérée comme un consentement. L’envie de porter une jupe courte, un décolleté plongeant ou de dévoiler une parcelle de nudité ne doit pas être vue comme une invitation, ou plus grave encore, comme un élément légitimant une agression verbale ou physique, comme c’est encore trop souvent le cas», souligne l’association dans un communiqué.

A noter par ailleurs que l’association Hands Away a développé depuis plusieurs années une application mobile gratuite permettant aux victimes et témoins d’agressions sexistes et sexuelles «de s’alerter, de s’entraider et de témoigner». Plus de 45.000 personnes l’ont déjà téléchargée et plus de 50 signalements y sont effectués tous les jours.

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