Des femmes chassées du Mur des Lamentations à Jérusalem, parce qu’elles veulent prier comme les hommes

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
Partager sur print

Alors que comme un vendredi par mois, un groupe de femmes dites « réformées » a voulu prier au Mur des Lamentations de la même façon que les hommes, des centaines de Juifs ultra-orthodoxes sont venus conspuer les femmes à l’appel d’un député ultra-orthodoxe.

« C’est notre mur »« Vous n’êtes pas de vrais juifs » : des dizaines d’hommes en noir avec papillottes et larges chapeaux hurlent et injurient les femmes. Comme un vendredi par mois, un groupe de femmes dites « réformées » a voulu prier au Mur des Lamentations, à Jérusalem, en Israël , de la même façon que les hommes. Mais un célèbre député ultra-orthodoxe et l’ancien Premier ministre de droite Netanyahou ont appelé à faire barrage à ces femmes. Au lever du jour, des centaines de Juifs ultra-orthodoxes sont venus conspuer les femmes.

Yokhi Rapoport est la directrice du mouvement « Femmes du Mur ». Elle et ses amis veulent prier comme des hommes : « On prie au Mur chaque mois depuis 33 ans et on demande que les femmes puissent prier librement avec le châle de prière, les lanières de cuir autour des bras et les rouleaux de la Torah mais on ne peut pas les apporter dans la section réservée aux femmes… »

Quelques insultes, des jets de bouteilles et de gobelets et surtout une grande confusion, mais pour Ephraïm, un ultra-orthodoxe en grand manteau, la faute est du côté des femmes : « Je ne vois pas de violence mais des gens qui crient du plus profond de leur coeur, assure-t-il. Ça les blesse, ce que certains veulent faire ici… »

« L’orthodoxie, poursuit Ephraïm, c’est  la vie juive comme elle est depuis que nous avons reçu la Bible sur le mont Sinaï : ils essaient de changer la façon dont notre peuple prie depuis 5 000 ans et c’est absolument mauvais… » Les forces de sécurité chargent régulièrement, ces deux agents reprennent leur souffle. Les femmes du mur n’ont pas pu brandir leurs rouleaux de Torah : « Ç’aurait été incontrôlable », confie un policier. Elles reviendront dans un mois.

Source : Frédéric Métézeau France Info

Depuis plus d’un an, Women Today, (ex-Sarasvatî) et sa Lettre des femmes hebdomadaire explorent toutes les facettes du féminin et du féminisme. Donnent la parole à celles et à ceux qui misent sur la réflexion, plutôt que sur la division, pour éveiller les esprits, faire avancer la parité et reculer les inégalités.

Chaque semaine, son lectorat (60 % de femmes et 40 % d’hommes, toutes générations confondues) s’accroit et porte son message d’engagement positif. Mais parce que Women Today a fait le choix dès le départ de fonctionner sans publicité ni sponsor, nous avons besoin de vous afin de continuer à grandir et faisons appel aujourd’hui à vos dons.

Merci infiniment par avance de vos précieuses contributions.