19 September, 2020
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CONGE PATERNEL : UN ECHEC NATIONAL PUISQUE SEULEMENT 4% DES PERES LE PRENNENT !

Vous hésitez encore ? Voici quelques raisons pour vous décider !

Le congé de paternité a été créé sous le gouvernement de Lionel Jospin par Ségolène Royal en 2002. Le congé de paternité est un droit accordé aux pères d’un nouveau-né. C’est un droit qui n’est pas obligatoire.

Avec l’évolution favorable de la loi dans les autres pays européens, il est important de rappeler que la France fait figure d’exception et de mauvais élève.

1) La perception du rôle du père a changé

L’idée selon laquelle le père n’est pas indispensable lors des premières semaines est une pensée d’un autre âge ! De plus en plus de pères font valoir leur droit au congé paternité et 90% des 18-30 ans désirent le prendre le jour où ils auront un enfant… Du côté des employeurs, le regard change peu à peu avec les générations. Prendre son congé paternité, c’est avant tout prendre soin de sa famille et assumer ses nouvelles responsabilités.

2) 11 jours ? C’est déjà trop court !

La durée du congé paternité est fixée à 11 jours calendaires consécutifs. Les week-ends et jours fériés sont compris dans ce décompte. Il peut succéder au congé de naissance de trois jours ouvrables (des conventions collectives peuvent étendre cette durée) dont peut bénéficier chaque père à la naissance d’un enfant. Mais cela reste bien peu pour se familiariser avec ce nouveau rôle. Des pères réclament d’ailleurs l’allongement du congé paternité à six semaines, voire de le rendre obligatoire dans une logique d’égalité entre les hommes et les femmes. En effet, en donnant la possibilité aux hommes de s’investir davantage dans la prise en charge des enfants, les femmes pourraient être moins pénalisées dans leur vie professionnelle par les interruptions d’activité. À titre d’exemple, en Norvège, le congé paternité est de 14 semaines.

3) Tout le monde y a droit !

Le congé paternité, c’est avant tout un droit depuis 2002 ! Et un droit pour tous. Cela signifie qu’il est ouvert au père biologique, mais aussi à la personne qui partage la vie de la mère : concubin, conjoint ou partenaire ayant conclu un PACS quel que soit son sexe et son lien de filiation avec l’enfant ! Seule contrainte pour prendre votre congé paternité : prévenir son employeur un mois à l’avance par écrit ou oral. Et rassurez-vous si vous n’aimez pas la paperasse, des lettres modèles existent !

4) La maman a besoin de souffler…

L’arrivée d’un enfant n’est pas de tout repos ! La vie quotidienne en est bouleversée. Et cela ne concerne pas que la mère ! Le congé paternité, c’est aussi une façon de répartir les tâches domestiques, les soins à l’enfant et la fatigue entre les parents. Et ainsi permettre à la mère de prendre parfois un peu de repos, ce dont elle a bien besoin après son accouchement !

5) Des moments uniques à vivre

Être présent les premiers jours après la naissance est fondamental pour trouver sa place, la majorité des spécialistes l’affirment. C’est durant cette période que l’on apprend les bons gestes et surtout c’est une occasion de créer les débuts de la relation père/enfant. Inutile de préciser que ces moments ne se rattrapent pas.

Le congé paternité n’est pas qu’une question individuelle, c’est aussi une question sociale.

C’est éviter des effets discriminatoires de l’employeur sur l’employé et partager de façon plus égalitaire les rôles sociaux des parents.

Michael John Dolan

michaeljohndolan@womentoday.fr

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