Boulot, enfants, ménage…

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Les femmes souffrent plus de la crise sanitaire au travail que les hommes.

La pandémie de Covid-19 a eu des conséquences « massives et disproportionnées » sur les femmes du monde entier, selon un rapport publié

Voilà un rapport qui tombe à pic, à quelques jours de la journée mondiale des droits des femmes. La crise du Covid-19 a eu des conséquences négatives sur la situation professionnelle des femmes en 2020, qui ont dû s’occuper davantage des enfants, malgré des progrès dans certains pays ou entreprises, selon un rapport annuel du cabinet Equileap [PDF] paru ce jeudi 4 mars.

« Le Covid-19 a eu des conséquences massives et disproportionnées sur les femmes à travers la planète », analyse ce cabinet spécialisé, qui recueille des données sur plus de 3 700 entreprises d’une capitalisation supérieure à 2 milliards de dollars dans 23 pays développés.

« Nous avons assisté à une hausse des violences conjugales, à la fermeture de très nombreux établissements de garde d’enfants, tandis que les femmes ont continué à assumer la plupart des responsabilités liées à l’éducation des enfants et au ménage », indique Equileap.

Certaines songent à quitter leur emploi

En conséquence, une femme sur quatre aux Etats-Unis a envisagé de revoir à la baisse ses ambitions professionnelles ou de ne plus travailler, selon une étude de McKinsey citée par le cabinet. « Souvent, quand il faut s’occuper des enfants, ça retombe sur les femmes, et pas seulement aux Etats-Unis mais aussi en Europe, où il faut nous attendre à des chiffres similaires », a déclaré à l’AFP Diana van Maasdijk, la PDG d’Equileap.

Le Royaume-Uni a, pour sa part, temporairement renoncé à l’obligation faite aux grandes entreprises de publier les écarts de salaires entre femmes et hommes, sous prétexte de difficultés rencontrées par les entreprises face à la pandémie.

« Égalité hommes-femmes : balance ton salaire », le modèle québécois

A l’inverse, l’Espagne a passé une loi obligeant les entreprises à s’intéresser à l’égalité des sexes, permettant à ce pays de se hisser à la deuxième place derrière la France et devant la Suède, dans le classement réalisé par Equileap.

L’Oréal, une entreprise des plus paritaires

Et dans un certain nombre d’entreprises et de fonds d’investissement, l’égalité entre les sexes a continué à être mieux prise en compte malgré la crise, se réjouit Diana van Maasdijk. « Il y a eu un bond dans l’intérêt pour les investissements durables, et dans ce cadre, nous voyons un intérêt croissant pour les questions d’égalité de genre », selon la présidente d’Equileap.

Elle cite le fonds de pension japonais (GPIF) qui place plus d’argent dans les sociétés bien classées en matière d’égalité femmes-hommes que dans les autres. Les entreprises les mieux notées par Equileap sont la banque norvégienne DNB et le groupe immobilier australien Mirvac. Suivent le publicitaire britannique WPP et le géant français des cosmétiques L’Oréal, qui devancent d’une courte tête le constructeur automobile américain General Motors, dirigé par Mary Barra.

A noter que ce jeudi, la Commission européenne a proposé la mise en place d’amendes pour faire respecter l’égalité salariale entre les hommes et les femmes dans les entreprises. Une proposition importante alors que l’écart de rémunération entre les sexes s’élève encore à 14,1 %, selon la Commission. Même en pleine crise, des initiatives en faveur de l’égalité des sexes peuvent exister. Sources : Equileap, Le Figaro, Le Nouvel Obs

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